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Construction d'une
barque de pêche en contreplaqué (quatrième partie)
Rappel :
Après avoir évoqué : la réalisation
des plans concernant les deux tableaux et les membrures, la découpe
de ces derniers et du fond et la pose de celui-ci, la découpe, puis
la pose des bordés à clins, nous allons voir les différents travaux
réalisés avant la mise en peinture, et notamment la réalisation
des deux caissons étanches.
La réalisation du liston
:
Tous les bordés à clins étant
posés, nous pouvons rajouter de chaque côté de la prame et sur sa
partie supérieure deux bandes de contreplaqué de 5 cm de large servant
à la réalisation du liston qui, embellissant l'embarcation, sert
avant tout à la renforcer. Ces bandes sont donc collées (colle résine)
et vissées (1 seule vis) au niveau des deux tableaux et des membrures
tout en prenant soin de bien faire rentrer la tête fraisée dans
le bois pour ne pas qu'elle dépasse. Mentionnons que nous avons
réalisé cette étape après celle de la pose du caisson avant bien
que nous pensons qu'il est plus judicieux de l'effectuer juste après
la pose des bordés pour solidifier d'avantage la construction. Il
y aura donc au total 3 bandes de contreplaqué de 5 cm de haut par
5 mm d'épaisseur soit un liston de chaque côté de 1, 5 cm d'épaisseur.
Comme dit JJ, on peut aussi se servir de l'une des deux bandes intermédiaires
de l'un des deux listons en guise de réglette déformable en un seul
sens pour le tracé des bordés au moyen des piges, mais cela suppose
bien entendu au préalable de découper la bande avant de commencer
la poste des bordés à clins.

La construction des caissons
étanches :
L'image ci-après montre la
façon dont le caisson a été construit à l'aide d'un liteau en sapin
de 3 cm x 2 cm (ne figure pas dans la liste de départ, nous excuser
pour la coquille), puis la pose d'un panneau de contreplaqué aux
dimensions et formes intérieures de l'embarcation. Nous ne donnons
aucune dimension concernant la réalisation de ces deux caissons
car vous n'auriez pas assez de contreplaqué pour les réaliser. Pourquoi
? Parce qu'après avoir malencontreusement cassé une plaque de contreplaqué
après l'achat (nous vous recommandons vivement de vous les faire
livrer ou encore d'avoir le véhicule adéquat pour le transport (proscrire
l'utilisation de galeries), nous avons du nous résoudre à une acheter
une supplémentaire. Ainsi, avec les chutes de la première, nous
avons pu augmenter la surface de nos caissons.
Calcul de la flottabilité
:
La règle est de 15 litres par
personne + 15 litres pour le moteur et encore 15 litres pour le
matériel, soit pour notre construction : 60 litres (2 personnes).
Ensuite, il faut savoir que mettre de la flottabilité à l'avant
et à l'arrière est une bonne chose car on évite ainsi d'utiliser
ces extrémités qui, sur un petit bateau, engendrent un fort déséquilibre.
L'embarcation a une densité de 0.85. Donc, notre prame en contreplaqué
sans autre charge ne coulera pas s'il est rempli d'eau.
Comme dit ci-dessus, nous avons
carrément augmenté le volume des caissons de flottabilité de notre
bateau parce que nous avions du contreplaqué en plus du fait de
la mésaventure. Nous sommes donc arrivés à environ 70 litres à l'avant
pour environ 50 litres à l'arrière.
Méthode de calcul :
Le plus simple pour un volume
approché est la méthode du calcul des trapèzes ramenant ainsi à
des volumes simples comme une boîte. Il faut donc multiplier la
hauteur moyenne par la largeur moyenne et la longueur moyenne. Si
les mesures sont réalisées en décimètre, on a directement le volume
en litre. Si cela vous paraît un peu trop nébuleux, vous pouvez
poster dans le forum. Jean-Jacques se fera un plaisir de vous répondre.

Vue de la réalisation du caisson
arrière. Là, nous nous sommes servis de l'appui de la membrure pour
solidifier l'ensemble. Notons que la distance séparant la planche
recouvrant ce caisson étanche du bord supérieur de l'embarcation
doit tenir compte de la profondeur de fixation du moteur (ben oui,
il faut bien pouvoir fixer convenablement ce dernier sur le tableau
arrière).
Poursuivant, nous avons débité
nos feuilles de polystyrène par tranches aux dimensions correspondantes.
Ne pas faire comme nous en utilisant de la matière extrudée d'un
côté et normale de l'autre car la première est plus lourde que la
seconde (et beaucoup plus chère !!!) et se découpe un peu moins
facilement. Outre ces deux remarques, le risque majeur est de déplacer
le centre de gravité de l'embarcation.


Découpe, puis pose (vue ci-après)
du premier bloc qui viendra prendre place sous le liteau central.

Pour pouvoir ensuite s'y retrouver,
nous avons noté chaque bloc découpé, puis ajusté. Précisons que
ceux situés aux extrémités latérales sont obligatoirement réalisés
en plusieurs morceaux faute de pouvoir les insérer d'un seul tenant.
L'opération terminée, nous avons poncé le dessus des blocs à l'aide
d'un papier de verre grossier pour ajuster la surface.

Continuant, nous avons passé
tous les joints à la colle SIKAFLEX pour assurer une bonne étanchéité
avant d'enduire sauvagement l'intérieur des caissons avec plusieurs
couches de vernis de marine pour les protéger.


Pour clore le chapitre des
caissons étanches, nous avons découpé chaque dessus qui a ensuite
été vissé. L'étanchéité par la pose d'un joint de colle SIKAFLEX
s'est réalisée par le dessus pour ne pas avoir à tout arracher si
d'aventure on se devait d'ouvrir le ou les caissons étanches pour
quelque motif que ce soit.

La pose des deux varangues
et la découpe des deux bancs d'assise :
Les deux varangues sont collées
sur le fond contre chaque membrure. Par commodité, il faut réaliser
cette opération avant de poser les deux bancs d'assise. Pour ces
derniers, et afin de gagner du poids, nous les avons découpés en
forme d'ellipse (24 cm au plus large). Leur emplacement et hauteur
ont été calculés en considération du confort de pêche nécessaire
à deux pratiquants, mais également et surtout de la stabilité de
l'embarcation. Cela donne 36 cm de hauteur et 74 cm du milieu du
banc avant au milieu de celui arrière ou encore 50 cm entre les
bords intérieurs. Par ailleurs, les membrures ont été utilisées
pour solidifier la pose des deux bancs.


Les deux taquets (pour le
banc avant, un de chaque côté de l'embarcation) sont posés sur la
tranche du bordé contre la membrure, puis collés à l'aide de colle
SIKAFLEX. Pour solidifier l'ensemble, on peut utilement rajouter
une vis venant transpercer la membrure.

Vue de la pose des deux taquets
pour le banc arrière (un de chaque côté de l'embarcation).

Détail de la pose du banc
avant au niveau de la membrure correspondante.

Détail de la pose du banc
arrière au niveau de la membrure correspondante.

Le support des dames de nage
est collé et vissé de la même façon que les taquets supportant les
deux bancs. Dans ce dernier, il faudra ensuite percer pour le passage
de la dame de nage. Conseil : ne percez pas trop loin du bord pour
ne pas que l'aviron vienne frotter contre le liston lorsque vous
allez souquer.

Les bancs sont ensuite enduits
de 7 couches de vernis de marine.

Vérification concernant la
fixation du moteur électrique.

Passage sur le fond d'une
couche de colle - résine pour durcir le contreplaqué. Les flèches
rouges représentent les opérations de calfatage à réaliser. Il s'agit
simplement de déposer de la colle SIKAFLEX pour combler le vide
des zones de recouvrement des bordés.
Conseil : pour lisser le produit
sans qu'il n'accroche, il faut utiliser du liquide vaisselle.

Image permettant d'appréhender
la pose des listons, la réalisation des deux caissons étanches,
la pose des taquets et des supports de dames de nage et la vérification
concernant la fixation du moteur électrique.
Prochaine étape :
Pour évoquer les travaux de
finition et la mise en peinture.
Affaire à suivre prochainement
... A bientôt. Aupetitpec et Jean-Jacques.
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