Montage
des mouches :
Les
matériaux.
D’abord, d’abord... y’a
l’hameçon ! A oeillet courbé vers la pointe
(sauf cas particuliers)
En boite ou en pochette,
je vous laisse le choix de la marque. Utilisez le forum si vous
souhaiter en débattre...

Viens ensuite le fil de
montage. Dans les grandes tailles (au-dessus de l’hameçon
de 14), j’utilise du fil de couture synthétique. Une bobine
vous fera longtemps pour pas cher, le seul inconvénient
est qu’il faut régulièrement recharger les petites
bobines " qui vont sur les porte-bobine "
Pour les petites tailles ou les montages délicats et sophistiqués,
j’utilise la soie Gossamer beaucoup plus fine.
Profitons-en pour citer
le tinsel doré ou argenté qui décore bien
des mouches. Il existe maintenant une face dorée, l’autre
argentée.

Lorsque nous montons des
mouches noyées ou des streamers, il convient de les lester.
Les matériaux les plus fréquemment utilisés
sont le fil de plomb (disparu il y a des lustres et c’est tant
mieux de nos circuits électriques) et le fil de cuivre
(qui lui est toujours omniprésent, est c’est aussi tant
mieux car il en traîne partout et ça nous intéresse)

Les corps sont constitués
de soie de montage mais aussi très souvent de dubbing en
fibres synthétiques que nous enroulons sur la soie de montage
en la collant avec de la poix (le bâton de colle va bien
aussi)

Puisque nous sommes dans
le dubbing, le corps de la mouche que l’on nomme " Oreille
de lièvre " (ou " hare’s ear "
pour les anglophiles) est fait d’un dubbing de poils que l’on
arrache entre les oreilles et sur le front d’un masque de lièvre.

Des poils ! Nous
utilisons aussi ceux du chevreuil, pour réaliser le " Sedge
en poils " notamment.

Mais le matériau
traditionnel des monteurs de mouches reste le cou de coq. Un gris,
un roux, un chinchilla pour démarrer. Il en existe de bien
des couleurs avec de jolis noms " furnace ",
" cock y bondhu " par exemple. Ne nous dispersons
pas... Pour la qualité, faites selon vos moyens. Tout le
monde ne peut pas se payer des " cous Metz grade1 "
à 100/150 euros/pièce. Des petits comme en haut
de la photo ci-dessous à 10 euros peuvent constituer un
bon stock pour débuter.

Les hackles (c’est comme
ça que ça s’appelle – désolé -) des
cous de coq ne sont pas, loin de là, les seules plumes
utilisées pour fabriquer des imitations. Les fameuses plumes
cul de canard (à droite) pour les " CDC "
et les plumes de perdrix grises (ben, à gauche !)
pour les " mouches de mai " et " la
rouge " sont mises également à contribution.

Lièvre, chevreuil,
canard, perdrix... Si vous avez un copain chasseur ou si vous
l’êtes vous-même... J’allais oublier les plumes de
faisans qui sont le matériau idéal pour réaliser
les cerques (la queue) de nombreuses mouches dont la " mouche
de mai " et le corps de la " phaisant
tail " fameuse en nymphe ou carrément noyée.
Je vous en offre un beau bouquet...

Pour les " streamers "
ou des mouches disons " exotiques ", nous
aurons recours aux lanières de lapin et aux plumes de marabout...

... agrémentés
de chenilles de couleurs flashantes. Mais nous verrons ça
plus tard !

Voilà ! Un
hameçon, du fil, des plumes, des poils, un peu de soin
et de goût, c’est le secret du montage des mouches. Si secret
il y a... Au fait n’oubliez pas le vernis... pour la petite touche
finale. Vous connaissez !
A la semaine prochaine.
Nous monterons un " sedge en poils "...
en 6 photos, pas plus. C’est vous dire si c’est fastoche.