Tout le monde connait
le gardon, son dos verdâtre, son ventre et ses flancs
argentés, ses nageoires rosées, les ventrales
plantées à l’aplomb du début de la dorsale
dans un corps fusiformes.
Taille
Peut atteindre et dépasser
30 cm pour une livre. Le plus gros que j’ai vu prendre pesait
860 g. Je dis bien un gardon, pas un rotengle...
Techniques
Au coup à la
grande canne, à l’anglaise.
Esches
Animales : asticot,
vers de vase (ou mystic) mais aussi portebois, petite bête.
Végétales :
chenevis, blé, pain, maïs, pomme de terre, pâte...
à la mousse raclée sur les pierres.
Lieux à
prospecter
En queue de courant
ou dans un remous en rivière, entre deux herbiers en
étang.
Le temps
Peut-être l’un
des rares poissons que l’on peut prendre par tous les temps
(s’il est décidé) et toute l’année. Quand
même moins mordeur par grand froid, mais un redoux l’hiver
est excellent.
Quelques
bons coins
Présent partout
en abondance, même dans les rivières à
truites. Absent en torrent de montagne.
Le petit + de Marc
Les gardons, affamés
après le frai, mordaient à bouche que veux-tu
et les deux pêcheurs réalisèrent plusieurs
doublés, sans s’emmêler... Au bout d’une heure,
ils en avaient ferré une bonne cinquantaine qui s’ébattaient
dans la longue filoche en nylon, tous de la même taille,
moyens, douze au kilo et commençaient à se lasser
ayant l’impression de prendre toujours le même poisson.
Ils installèrent les cannes sur les supports et s’offrirent
une pose autour de la thermos de café.