Sortie
à Aurigny :
Par Pedro
Je vous propose en préambule une
petite charade pour vous conter une sortie bateau :
Mon premier est essentiel à l'Homme pour survivre
Mon second peut être long, cantonnais, au lait, rond...
Mon troisième est l'habitat des oiseaux
Mon tout est la destination de cette magnifique sortie
Hier, nous sommes donc partis à trois, destination ???
(vous avez trouvé !)
A l'origine, nous embarquions pour une après-midi de pêche
au bar au large du Cotentin, mais arrivés sur place nous
sommes vite tombés sous le charme de ces paysages.
Nous avons alors délaissé
nos cannes à pêche au profit des cartes marines pour
se lancer dans une partie de course d'orientation au milieu des
récifs rocheux qui bordent l'île (nouvel indice pour
ceux qui n'ont pas encore trouvé)
Première curiosité de la journée, passage à
proximité d'une immense colonie de cormorans.

A première vue, on se
dit qu'est-ce que c'est beau !!! Mais une fois qu'on progresse et
arrivé dans le courant d'air qui projette cette odeur fétide,
on se dit aussi qu'est-ce que ça chlingue !!! Et on a vite
fait de déguerpir pour se tenir à bonne distance.
A peine remis de ces émotions (et odeurs) fortes, le cap
est mis sur un second rocher dont la densité de population
bat encore toutes nos espérances.
Tous ces oiseaux ne sont pas
là par hasard, la présence de récifs et de
forts courants fait de cette île anglaise (dernier indice)
un paradis halieutique (fiscal aussi mais faut pô le dire)
Nous continuons notre voyage toujours suivis par quelques oiseaux
et arrivons à hauteur d'un point noté sur la carte
comme "épave". Effectivement, gisait là, droit, un
joli moteur dont on peut encore compter au moins dix cylindres en
ligne avec son arbre de transmission qui allait se perdre dans les
profondeurs de l'océan.
Nous nous remettons finalement
à pêcher car les cormorans nous font signe qu'il y
a du poisson. Encore faut-il réussir à passer devant
le courant pour pouvoir pêcher à la traîne. Aussitôt
dit, aussitôt presque fait : presque car il nous a quand même
fallu pousser le moteur de 100 chevaux au maximum pour pouvoir passer.
Malheureusement, les bars anglais
n'ont pas voulu de notre leurre.
Déçus, nous allons noyer notre désespoir dans
un pub de l'île autour d'une bière bien fraîche.
Nous quittons A......Y (en anglais) en soirée. Même
si la cale est vide, nos têtes sont pleines de souvenirs magiques.
Je vous conseille vivement un
petit détour sur ce petit bout de terre anglaise si vous
en avez l'occasion. Dépaysement garanti.
A bientôt pour de nouvelles
aventures...
Pedro
oOoOo
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