Le
Thaurion :
C’est à la fin
des années 90 que nous avons découvert cet affluent
de la Vienne qui prend sa source sur le plateau de Millevaches
du côté de Gentioux-Pigerolles, en Creuse. Simple
rase, elle y serpente pendant un moment au milieu des arbustes,
des touffes de molynie et de bruyère avant de se noyer
dans le lac de Lavaud-Gelade. Elle se requinque en aval du barrage
avec l’appoint du joli ruisseau de Beauvais puis dégringole
la Rigole du Diable jusqu’à Pont de Châtain. C’est
ensuite une succession de plats entrecoupés de passages
torrentueux. Elle s’enfle de la Banize à Confolent et de
la Gosne à St Hilaire le Château pour mieux gronder
dans les gorges entre Pontarion et Bourganeuf où elle passe
en seconde catégorie.

Nous louions à
l’époque l’un des 6 confortables chalets parfaitement équipés
(chez les Dyckmans à Royère) distant de quelques
kilomètres du vaste lac de Vassivière sur la Maulde.

Nous prospections les
parcours, un par un, méticuleusement, comme ici les gorges
sous le pont de Thauron.

Des amis nous accompagnaient
dans ces séjours d’un grand week-end, voir une semaine
entière : Georges (au-dessus du pont de Confolent)...

... et Nico (sous le pont
de Vaux)

Nous ferrions des truites
à tour de bras comme ci-dessous Neoom dans les gorges (je
passe plus de temps à sécher ma mouche (une vulgaire
peute) qu’à prendre les truites, commentait Nico)...

... et profitions d’un
rayon de soleil pour pique-niquer dans des paysages somptueux.

D’autres nous ont rejoint,
au début des années 2000, dans le lit du magnifique
Thaurion parsemé de rochers notamment du côté
du Poirier...

... entre Pontarion et
St Hilaire le Château. Les truites y sont nombreuses (mais
aussi les envahissantes ablettes spirlin) et de belle taille à
l’ombre des arbres et des buissons de la rive...

... et dans les profonds
des berges concaves où patrouillent aussi de gros chevesnes.

Sam y a considérablement
amélioré sa technique... et son ferrage.

Au-dessus du pont de Confolent,
le Thaurion cascade sous le vol des lourdes perles en un lieu
très sauvage que nous avons surnommé " les
cathédrales " (à aborder discrètement
comme le fait Neoom)

... après être
passé à la porte au " Gour de Vaux "

Plus haut encore :
le pont de Vaux où Sam prit une année, sous mon
nez, comme à la parade en moins de deux minutes, 3 truites
sur un mètre carré sans bouger de place.

Robert le maître
a bien sûr, ces années là, rejoint le groupe,
de même qu’Aurélien (pause au pont de Parsat – faisait
pas chaud ce jour-là)

Et les gens du pays pouvaient
voir virevolter nos soies de couleur, tantôt dans les gorges...

... tantôt à
Pont de Châtain au pied de la Rigole du Diable...

... ou encore au moulin
de Canque...

... juste au-dessus du
lac, à l’amorce du plateau de Millevaches (les mille sources
de nos ancêtres les Celtes)...

... un des endroits les
plus arrosés de France = K-Way de rigueur.

Les truites y sont nombreuses
mais très petites. En prendre une à la maille, sur
ces hauteurs, n’est rien moins qu’une gageure. Il convient toutefois
de ne pas utiliser des mouches trop petites : CDC très
fournis montés sur hameçons de 12 conseillés.
Nous en avons fait l’amère expérience la première
année en ratant le premier jour tout ce que nous voulions
avec des hameçons de 16. Quant à la progression
dans la rivière, elle doit se faire avec de grandes précautions
sous peine de voir filer les poissons devant soi et d’afficher
une belle bredouille (n’est-ce pas Aurélien)...

... en particulier au-dessus
du pont de Senoueix. (vestige d’un pont romain en photo sur tous
les guides touristiques)...

... et pour nous lieu traditionnel
de photos-souvenir.

Au fait ! L’avez-vous
déjà vu sous la neige ? (dans aucun guide touristique)
Joli ! Non ?

Et toujours, nous revenions
à notre camp de base que nous appelions " La
cabane du pêcheur "...

... où, naturellement
avec les " Fous de Pêche ", régnait
une joyeuse ambiance...
